Le tango du financier

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le tango funèbre de Jacques Brel
    



Ah ! Je les vois déjà Ah ! Je les vois déjà
Me couvrant de baisers Tous ces beaux financiers
Et s'arrachant mes mains Négligents de demain
Et demandant tout bas Pour mieux remplir leurs bas :
Est-ce que la mort s'en vient Est-ce que la crise s'en vient ?
Est-ce que la mort s'en va Est-ce que la crise s'en va ?
Est-ce qu'il est encore chaud Comment vont Monaco
Est-ce qu'il est déjà froid Jersey et Panama ?
Ils ouvrent mes armoires L'argent de leurs armoires
Ils tâtent mes faïences Quitte vite la France
Ils fouillent mes tiroirs Faut vider ses tiroirs
Se régalant d'avance Pour faire de la finance
De mes lettres d'amour Du pays leur amour
Enrubannées par deux Monsieur, n' se compte pas
Qu'ils liront près du feu Quant à payer impôts
En riant aux éclats Vous nous prenez pour quoi
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Je les vois déjà Ah ! Je les vois déjà
Compassés et frileux Affolés et anxieux
Suivant comme des artistes Suivant les cours d'Wall Street
Mon costume de bois Surveillant le Nasdaq
Ils poussent du cœur Ils y mettent du cœur
Pour être le plus triste Pour être le plus riche
Ils se poussent du bras Et tant pis pour l'Irak
Pour être le premier Pour être les premiers
Z'ont amené des vieilles Z'en ont passé des veilles
Qui ne me connaissaient plus Ces gens qui n' dorment plus
Z'ont amené des enfants Pour compter leur argent
Qui ne me connaissaient pas Celui qui ne dort pas
Pensent au prix des fleurs Sans penser aux chômeurs
Et trouvent indécent Ceux qui trouv'nt indécent
De ne pas mourir au printemps De ne pas profiter de l'argent
Quand on aime le lilas D'la sueur de leurs bras
Ah ! Ah ! ... Ah ! Ah ! ...

Ah! Je les vois déjà Ah ! Je les vois déjà
Tous mes chers faux amis Tous ces chers faux amis
Souriant sous le poids Haletant sous le poids
Du devoir accompli De nos économies
Ah ! Je le vois déjà Ah ! Je les vois déjà
Trop triste trop à l'aise Souriant et à l'aise
Protégeant sous le drap Recommençant déjà
Tes larmes lyonnaises A appliquer leurs thèses
Tu ne sais même pas On ne sait même pas
Sortant de mon cimetière Combien de millionnaires
Que tu entres en ton enfer Combien de milliardaires
Quand on s'accroche à ton bras N'ont pas fait de faux pas
Le bras de ton quelconque Pas perdu pour tout l'monde
Le bras de ton dernier Le produit de la crise
Qui te fera pleurer Pour nous, des queues d'cerises
Bien autrement que moi Et dures fins de mois
Ah ! Ah ! ... Ah ! Ah ! ...

Ah ! Je me vois déjà Ah ! Je me vois déjà
M'installant à jamais Survivant à jamais
Bien au triste bien au froid Dans mon triste lit froid
Dans mon champs d'osselets Sous ma couette pelée
Ah ! Je me vois déjà Ah ! Je me vois déjà
Je me vois tout au bout Je me vois à genoux
De ce voyage-là Rampant sous ce lit-là
D'où l'on revient de tout Pour y glaner trois sous
Je vois déjà tout ça Je vois déjà tout ça
Et l'on a le brave culot Et l'on a le brave dessein
D'oser me demander D'oser me demander
De ne plus boire que de l'eau De n'plus boire de vin
De ne plus trousser les filles De n'plus fumer de clopes
De mettre de l'argent de côté Au Téléthon d'donner
D'aimer le filet de maquereau De croire les journaux
Et de crier vive le Roi Et d'crier : Nicolas !
Ah ! Ah ! Ah ! ...Ah ! Ah ! Ah ! ...




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