Les gens, là

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Ces gens-là de Jacques Brel
    



D'abord il y a l'aîné D'abord, d'abord, y a Xavier
Lui qui est comme un melon Lui qui a le melon
Lui qui a un gros nez Lui qui de l'UMP
Lui qui sait plus son nom Est secrétaire de nom
Monsieur tellement qui boit Monsieur tellement qu'y croit
Ou tellement qu'il a bu Tellement qu'il a cru
Qui fait rien de ses dix doigts Qui dit comme Nicolas
Mais lui qui n'en peut plus Comme un vrai convaincu
Lui qui est complètement cuit Lui qui est complètement lui
Et qui se prend pour le roi Et qui parle pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits Qui nous saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin Avec tout son venin
Mais qu'on retrouve matin Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille Sur les chaînes qui houspille
Raide comme une saillie Raide comme un nervi
Blanc comme un cierge de Pâques Blanc comme un insomniaque
Et puis qui balbutie Et puis qui toujours crie
Et qui a l'œil qui divague Et toujours fait des vagues
Faut vous dire Monsieur Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là Que pour ces gens-là
On ne pense pas Monsieur On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas on prie On ne pense pas, nenni


Et puis, il y a l'autreEt puis, y a l'autre
Des carottes dans les cheveux Une tignasse dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne Qu'a jamais vu un peigne
Ouest méchant comme une teigne Qu'est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise Même qu'il filerait la crise
A des pauvres gens heureux A tous les mal heureux
Qui a marié la Denise Qui a pris pour devise
Une fille de la ville Ou pour orientation
Enfin d'une autre ville Le choix d'être le plus con
Et que c'est pas fini Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires Qui nous joue la rosière
Avec son petit chapeau Avec son p'tit pipeau
Avec son petit manteau Avec son p'tit Sarko
Avec sa petite auto Avec ses p'tits gros mots
Qu'aimerait bien avoir l'air Qui craint d'en avoir l'air
Mais qui n'a pas l'air du tout Mais qui a l'air partout
Faut pas jouer les riches Faut pas jouer les vices
Quand on n'a pas le sou Quand on n'vaut pas un clou
Faut vous dire Monsieur Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur On n's'fixe pas, Monsieur
On ne vit pas on triche On n's'fixe pas, on glisse


Et puis, il y a les autres Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien Le Fillon qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin Et puis tous les matins
Sous sa belle gueule d'apôtre Sous sa belle gueule d'un autre
Et dans son cadre en bois Avec sa gueule de bois
Il y a la moustache du père Il y a le vieil imper
Qui est mort d'une glissade Mon Dieu, quelle marrade
Et qui recarde son troupeau De Jean-Louis Colombo
Bouffer la soupe froide Et sa sangria froide
Et ça fait des grands flchss Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a la toute vieille Et puis il y a le Pen
Qu'en finit pas de vibrer Qu'en finit pas d'vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève Et qu'on attend qu'il crève
Vu que c'est elle qu'a l'oseille Vu qu'les voix du FN
Et qu'on écoute même pas Sont bonnes pour Nicolas
Ce que ses pauvres mains racontent C'est du moins c'qu'on raconte
Faut vous dire Monsieur Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur On n'pense pas, Monsieur
On ne cause pas on compte On n'pense pas, on compte


Et puis et puis Et puis et puis
Et puis il y a Frida Et puis y a Nicolas
Qui est belle comme un soleil Qui est beau comme un soleil
Et qui m'aime pareilEt qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida Que moi j'aime Nicolas
Même qu'on se dit souvent Même que je dis souvent
Qu'on aura une maison Qu'y aura des élections
Avec des tas de fenêtres Et qu'il y aura des traîtres
Avec presque pas de murs Avec presque pas de sûrs
Et qu'on vivra dedans Qu'on le mettra dedans
Et qu'il fera bon y être Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas Parce que les cons veulent pas
Parce que les autres veulent pas Parce que les cons veulent pas
Les autres ils disent comme ça Les cons ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi Trop fort, le Nicolas
Que je suis tout juste bon La gauche, c'est juste bon
A égorger les chats A la grève sur le tas
J'ai jamais tué de chats J'me suis jamais fait d'tas
Ou alors y a longtemps Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon Ou il sentait pas bon
Enfin ils ne veulent pas Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit Et pourtant ça se voit
Semblant que c'est pas exprès Même sans faire exprès
Avec ses yeux mouillants Que notre président
Elle dit qu'elle partira Un jour il partira
Elle dit qu'elle me suivra Un jour, on le pouss'ra
Alors pour un instant Alors pour un instant
Pour un instant seulement Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur Alors moi je le crois, Monsieur
Pour un instant Pour un instant
Pour un instant seulement Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas Monsieur, on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur On ne s'en va pas, Monsieur
On ne s'en va pas On ne s'en va pas
Mais il est tard Monsieur Mais il est tard, Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.Une grosse bise à Carla.




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