P... de lois

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de P... de toi de Georges Brassens
    



En ce temps-là, je vivais dans la lune Quand les journaux nous offrent à la une
Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus Les malheurs d'ici-bas, le moindre chat perdu
Je semais des violettes et chantais pour des prunes Le moindre fait divers sans importance aucune
Et tendais la patte aux chats perdus Le législateur se penche dessus

Ah ah ah ah putain de toi Ah ah ah ah putains de lois
Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi Ah ah ah ah ah ah ça va comme ça

Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte C'est une manie, il faut qu'on légifère
Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat Que tout soit encadré, prévu, autorisé
Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte Que le moindre incident ne puisse se refaire
C'était toi, c'était toi, c'était toi Sans que cela ne soit pour nos pieds



Les yeux fendus et couleur pistache Pendant c'temps-là, baisse la vigilance
T'as posé sur mon cœur ta patte de velours Epuisée par les vagues de ces nouvelles lois
Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache On peut donc faire passer en endormant la France
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd Un bon nombre de lois dont on ne veut pas




Au quatre coins de ma vie de bohème Si encore on pensait qu'c'est pour notre bien-être
T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans Notre sécurité, cette législation
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes De fait, le plus souvent, hélas, les faire naître
C'était toi la pluie et le beau temps Tout's ces lois, c'est pour d'autres raisons




Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette Il faut bien inventer quand les caisses sont vides
Notre amour mûrissait à peine que déjà Un moyen inédit propre à les renflouer
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes violettes Regain d'activité pour des patrons avides
Et faisais des misères à mes chats Tant pis pour les citoyens floués




Le comble enfin, misérable salope Taxe ou emploi, ces nouvelles lois génèrent
Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger Une nouvelle société où l'argent est bien roi
T'as couru sans vergogne, et pour une escalope Et malheur aux exclus, même aux non-millionnaires
Te jeter dans le lit du boucher Pour les pauvres, la loi c'est la loi




C'était fini, t'avais passé les bornes Pour les puissants, la loi, ils s'en arrangent
Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas Comme avant, entre amis, ça, on n'en parle pas
J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes Si vous faites partie de ceux que ça dérange
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chatsSupportez encore quarante mois






Liste des 3 autres parodies répertoriées pour P... de toi de Georges Brassens :





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