Ma voisine

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Bécassine de Chantal Goya
    



Un champ de blé prenait racine Un champ de beuze prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine, Sur le balcon de ma voisine,
Ceux qui cherchaient la toison d'or Qu'elle vendait au prix de l'or
Ailleurs avaient bigrement tort. Après avoir vendu son corps.
Tous les seigneurs du voisinage, Tous les fumeurs du voisinage,
Les gros bonnets, grands personnages, Anciens clients, et de tous âges,
Rêvaient de joindre à leur blason Venaient y faire provision
Une boucle de sa toison. Saluant sa reconversion.
Un champ de blé prenait racine Un champ de beuze prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine. Sur le balcon de ma voisine.


C'est une espèce de robin, C'est une espèce de malin,
N'ayant pas l'ombre d'un lopin, Propriétaire d'un lopin
Qu'elle laissa pendre, vainqueur, Ou deux de terrains agricoles
Au bout de ses accroche-cœurs. Bien cachés derrière l'école.
C'est une sorte de manant, C'est une sorte de paysan,
Un amoureux du tout-venant Qui produisait du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson Qui proposa l'association
Des blés d'or en toute saison Des beuzes d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, A l'abri des intempéries,
Si le diable s'en mêle pas. Des saisons et gendarmeries.

Au fond des yeux de Bécassine Au fond des yeux de ma voisine
Deux pervenches prenaient racine, Des tas d'euros prenaient racine,
Si belles que Sémiramis La Perrette et son pot au lait
Ne s'en est jamais bien remis'. N'avaient pas de plus grands projets.
Et les grands noms à majuscules, Et les grands noms du jardinage,
Les Cupidons à particules D'aujourd'hui et du Moyen-Âge
Auraient cédé tous leurs acquêts De l'Amérique et de l'Orient
En échange de ce bouquet. Furent étudiés en riant.
Au fond des yeux de Bécassine Au fond des yeux de ma voisine
Deux pervenches prenaient racine. Des tas d'euros prenaient racine.

C'est une espèce de gredin, C'est une espèce de gredin,
N'ayant pas l'ombre d'un jardin, N'ayant pour tout bien que jardins,
Un soupirant de rien du tout Un maraîcher de rien du tout
Qui lui fit faire les yeux doux. Qui est devenu son doudou.
C'est une sorte de manant, C'est une sorte de paysan,
Un amoureux du tout-venant Qui produisait du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson Qui proposa l'association
Des fleurs bleues en toute saison Des beuzes d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, A l'abri des intempéries,
Si le diable s'en mêle pas. Des saisons et gendarmeries.

A sa bouche, deux belles guignes, De sa couche, à peine digne,
Deux cerises tout à fait dignes, Il se fout comme d'une guigne,
Tout à fait dignes du panier Tout ce qu'en elle, il adore est
De madame de Sévigné. La promesse d'écus dorés.
Les hobereaux, les gentillâtres, La pensée de tout cet argent
Tombés tous fous d'elle, idolâtres, Lui a fait voir les choses en grand
Auraient bien mis leur bourse à plat Lui qui tout seul n'arrivait pas
Pour s'offrir ces deux guignes-là, A faire pousser cette herbe-là,
Tout à fait dignes du panier Tout ce qu'en elle, il adore est
De madame de Sévigné. La promesse d'écus dorés.

C'est une espèce d'étranger, C'est une espèce de dealer,
N'ayant pas l'ombre d'un verger, Un fainéant et un voleur,
Qui fit s'ouvrir, qui étrenna Qui eut l'idée de ce coup-là
Ses jolies lèvres incarnat. Plus jamais il ne se foula.
C'est une sorte de manant, C'est une sorte de paysan,
Un amoureux du tout-venant Qui produisait du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson Qui proposa l'association
Du temps des cerises en tout' saison Des beuzes d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, A l'abri des intempéries,
Si le diable s'en mêle pas. Des saisons et gendarmeries.

C'est une sorte de manant, C'est une sorte de paysan,
Un amoureux du tout-venant Qui produisait du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson Qui proposa l'association
Du temps des cerises en tout' saison Des beuzes d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas, A l'abri des intempéries,
Si le diable s'en mêle pas.Des saisons et gendarmeries.




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