Le petit camp perdu

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le petit bal perdu de Bourvil
    



C'était tout juste après la guerre, Je suis bien plus qu'octogénaire,
Dans un petit bal qu'avait souffert. Et pendant la guerre j'ai souffert.
Sur une piste de misère, D'l'univers concentrationnaire,
Y'en avait deux, à découvert. Maint'nant je souffre d'Alzheimer.
Parmi les gravats ils dansaient Et je ne peux me rappeler
Dans ce petit bal qui s'appelait... Ce petit camp qui s'appelait...
Qui s'appelait... Qui s'appelait...

Non je ne me souviens plus Non je ne me souviens plus
Du nom du bal perdu. Du nom du camp perdu.
Ce dont je me souviens Ce dont je me souviens
Ce sont ces amoureux C'est que jeunes et vieux
Qui ne regardaient rien autour d'eux. Ne regardaient plus rien autour d'eux.
Y'avait tant d'insouciance C'était l'indifférence
Dans leurs gestes émus, Dans leur regard battu,
Alors quelle importance Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ? Le nom du camp perdu ?
Non je ne me souviens plus Non je ne me souviens plus
Du nom du bal perdu. Du nom du camp perdu.
Ce dont je me souviens Ce dont je me souviens
C'est qu'ils étaient heureux C'est qu'ils étaient debout
Les yeux au fond des yeux. Marchant à moitié fous
Et c'était bien... Mais c'était rien...
Ils buvaient dans le même verre, On mangeait à même la terre,
Toujours sans se quitter des yeux. Toujours maltraités et battus.
Ils faisaient la même prière, Mais même cela ne durait guère
D'être toujours, toujours heureux. Chaque jour, tant de disparus
Parmi les gravats ils souriaient Et tous nos gardiens souriaient
Dans ce petit bal qui s'appelait... Dans ce petit camp qui s'appelait...
Qui s'appelait... Qui s'appelait...

Et puis quand l'accordéonisteEt depuis quand un blondin couard
S'est arrêté, ils sont partis. Arrive et dit à la télé
Le soir tombait dessus la piste, Que c'est un détail de l'histoire
Sur les gravats et sur ma vie. Que ce n'est rien, que c'est léger.
Il était redevenu tout triste J'aimerais bien voir les lepénistes
Ce petit bal qui s'appelait, Dans ce petit camp qui s'appelait,
Qui s'appelait... Qui s'appelait...
Non je ne me souviens plus Non je ne me souviens plus
Du nom du bal perdu. Du nom du camp perdu.
Ce dont je me souviens Ceux dont je me souviens
Ce sont ces amoureux Font partie des détails
Qui ne regardaient rien autour d'eux. Ces gens qu'on tuait comme bétail
Y'avait tant de lumière, Avec l'indifférence
Avec eux dans la rue, Qu'on accorde aux foutus,
Alors la belle affaire Alors quelle importance
Le nom du bal perdu. Le nom du camp perdu ?
Non je ne me souviens plus Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu. Du nom du camp perdu.
Ce dont je me souviens Ce dont je me souviens
C'est qu'on était heureux C'est qu'on était debout
Les yeux au fond des yeux. Refusant d'être fous
Et c'était bien... Et c'était bien...




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